Presidents Cup : Les Américains gardent la coupe

Par le 20 novembre 2011
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A vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Un adage qui sied parfaitement à la victoire des Américains dans cette Presidents Cup, la 7ème en neuf éditions. Succès symbolique puisqu’ils remportent cette compétition au Royal Melbourne, théâtre de leur seule défaite dans cette compétition en 1998.

Avec une marge de quatre points avant cette dernière journée de simple, les USA doivent remporter cinq simples s’ils souhaitent conserver « leur » coupe, l’équipe du reste du monde doit elle en gagner huit. Exploit impossible ? Pas à en juger la nervosité de Couples : « Un moment, j’ai cru que le Royal Melbourne était maudit pour nous». Une pensée négative induite par les quatre premiers matchs de la journée gagnés par les internationaux. Les hommes de Greg Norman, revenus à 13 partout, sont alors sur les bases du plus gros comeback de l’histoire de cette Presidents Cup.

Un suspense bien vite évacué par l’avance que les autres Américains ont dans les autres simples. Hunter Mahan corrige 5 & 3 un Jason Day décevant cette semaine et Nick Watney vient à bout 3 & 2 d’un K.J Choi pourtant très solide ce week-end. La victoire de prestige 2 & 1 d’Adam Scott face à Phil Mickelson et celle 1 Up de Goosen face à Kuchar font pourtant revenir l’équipe Internationale à 15 partout.

Une suspense plus mathématique que golfique tant les Américains survolent les derniers simples à l’image d’un Jim Furyk qui apporte le 16ème point à l’équipe US en rapetissant « Big Easy » 4 & 3. Furyk, auteur de sa pire saison sur le PGA Tour cette année, devient le 4ème joueur de l’histoire à glaner cinq points dans une Presidents Cup. Invaincu au Royal Melbourne cette semaine, le vainqueur de la FedEx Cup 2010 rejoint ainsi Tiger Woods, Shigeki Maruyama et Mark O’Meara dans ce cercle très fermé. Il est imité quelques instants plus tard par un David Toms qui a tranquillement laissé Robert Allenby se faire exploser par « son » parcours. L’Australien avec cinq bogeys sur les neuf premiers trous ce dimanche entre, comme Furyk, dans le livre des records de cette compétition. En effet, « grâce » à sa semaine calamiteuse, Allenby devient le deuxième « captain’s pick »de l’histoire à faire fanny après John Huston ici même en 1998. Il va sans dire que Greg Norman doit l’avoir mauvaise, lui qui a tellement critiqué le choix de Couples d’inviter Tiger au Royal Melbourne.

Et comme l’ironie est tenace, c’est ce même Tiger Woods, qui comme il y a 2 ans, offre le point décisif à l’équipe US.  Un succès 4 & 3 du Tigre face à un Baddeley lesté d’un putter allergique au birdie contrairement à un Woods très inspiré sur les greens avec trois birdies sur quinze trous joués. La victoire de Steve Stricker face Y.E Yang 2 & 1 n’est alors qu’anecdotique.

Malheureusement pour les Internationaux, leur bilan désastreux en foursomes (8-3 pour les Américains) les prive d’une deuxième victoire en Presidents Cup. « C’est ce qui nous a mis dedans, on a jamais pu refaire notre handicap » reconnaît par ailleurs Norman pour qui ce capitanat a sûrement été le dernier.

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