Deustche Bank – 3e Tour : Oosthuizen leur a fait mal

Par le 3 septembre 2012
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Comme tous les tournois du PGA Tour, ce Deustche Bank a bien failli se terminer dimanche. Après deux heures de jeu, Louis Oosthuizen était en effet à -8 après 10 trous et semblait s’envoler vers un cavalier seul. Heureusement pour le suspense, un retour joué dans le par permet à Rory McIlroy de ne pointer « qu’ » à trois coups du Sud-Africain. Ca sera plus difficile pour Tiger Woods et Dustin Johnson, troisièmes à six coups.

 

Il va falloir lui trouver un autre surnom que Shrek, disons un surnom plus en rapport avec sa voracité et son talent. Déjà auteur d’un 57 chez lui à Mossel Bay (un numéro qu’il porte sur sa manche gauche), le Sud-Africain a longtemps été en course pour rendre une carte sous les 60 sur le parcours du TPC Botson. Après un aller en 29, Oosthuizen a ralenti pour finalement rendre une carte de 63. Un score qui lui permet d’occuper la tête de ce Deustsche Bank Championship à -19 avec trois coups d’vance sur son partenaire du jour, le n°1 mondial Rory McIlroy.

« C’était un départ que tous les joueurs rêvent d’avoir, je ne ratais rien. J’en étais désolé pour Rory qui me voyait rentrer tous mes putts sur l’aller. Lui jouait bien mais avait moins de réussite. Ensuite il a joué un bon retour, et je pense qu’il sera également capable d’aller très bas lundi » a commenté le 17e joueur mondial, auteur de quatre putts à plus de six mètres pour birdie sur son incroyable aller.

 

Le second rôle pour Woods et McIlroy ?

 

« S’il y a quelqu’un qui peut réaliser ça c’est bien Louis. Il est très explosif et il ne rate pas grand-chose » a déclaré à la fin de la journée McIlroy à propos de Louis Oosthuizen. Gageons que cette carte et que cet éventuel succès, donnent un peu plus de relief à la victoire de sept coups du Sud-Africain à St. Andrews lors de l’Open Britannique en 2010. Un succès en partie dû aux conditions climatiques dont cet inconnu de l’époque avait su profiter.

Il n’y aura donc pas de dernière partie Woods/McIlroy pour la victoire. Attention tout de même, en 35 tournois sur le PGA Tour, c’est la première fois que les deux hommes abordent le dernier tour dans le Top 5. Avec des conditions qui s’annoncent propices pour scorer et connaissant le talent des deux hommes, aucun scénario n’est à exclure.

 

Woods ne l’a jamais fait

 

Du côté de Woods, optimisme et agacementt se sont entrechoqués dans ces premières déclarations après avoir signé une deuxième carte de suite de 68 : « Comme la veille, j’ai eu de bonnes opportunités mais je n’ai rien rentré. Il y avait pourtant des possibilités de birdies aujourd’hui (dimanche) comme a pu le montrer Louis. Il va me falloir un très bon round demain pour espérer gagner, un peu comme je l’avais fait en 2006 pour battre Vijay Singh ici ».

Cette année-là, le Tigre avait abordé le dernier tour avec deux coups de retard sur le Fidjien pour le devancer de trois coups au final. L’ancien n°1 mondial avait à l’époque fait parler sa puissance grâce notamment à deux eagles et un putting sans faille. Les temps ont bien changé pour Tiger qui n’a réussi que deux birdies sur les six derniers par 5 qu’il a joués sur le parcours du TPC Boston. Son driver est désormais le club qu’il redoute le plus dans son sac et son putting à moins de trois mètres est beaucoup moins automatique que par le passé.

Woods, plus à l’aise dans la position du chassé que du chasseur n’a en outre jamais réussi à remonter un tel handicap. Cinq coups de retard avant le dernier tour pour une victoire finale, Tiger n’a jamais fait mieux.
Woods ou McIlroy, l’un des deux a clairement le golf pour aller chercher une carte de 63 ou moins sur ce parcours, et éventuellement titiller un Louis Oosthuizen qui serait moins en réussite.

En faisant feu sur tous les drapeaux Keegan Bradley a lui aussi été chercher la meilleure carte du jour (63). Si le vainqueur du PGA Championship 2011 est trop loin pour prétendre à la victoire, ce n’est pas le cas de son probable futur co-équipier en Ryder Cup Dustin Johnson. Six coups derrière Oosthuizen, le 16e joueur mondial, 65 ce dimanche, pourrait lui aussi avoir son mot à dire.

Nouveau rebondissement au 4e tour dans cette folle année 2012 ou bien revanche du dernier Masters perdu en playoff pour Oosthuizen ? Réponse ce soir

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(Credits Photo : Getty Images)

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