Ko, Million Dollar Baby
En France, Monsieur Golf a été le premier site à vous parler de Lydia Ko et Jordan Spieth, deux poulains qui ne cessent de galoper en cette année 2013.
Aujourd’hui petit coup de projecteur sur la jeune Lydia et sur son choix de rester amateure. Un choix empreint de bons sens, qui dénote forcément dans le monde du sport-business.
A l’heure où la cupidité atteint des sommets de ridicule, dans le monde du foot notamment, le cas de Lydia Ko est assez rafraîchissant.
A 16 ans, la jeune Néo-Zélandaise se refuse pour l’instant à passer professionnelle, et donc à toucher le moindre dollar des lucratives dotations auxquelles elle aurait pu prétendre.
Les études plutôt que l’argent
En effet, la nouvelle n°7 mondiale n’a jamais raté un cut dans les 24 tournois pros auxquels elle a participé tous circuits confondus.
Plus jeune double-vainqueure de l’histoire sur le LPGA Tour, la native de Séoul totalise quatre Top 10 sur le circuit Nord-Américain, plus deux autres victoires professionnelles*. Si Lydia avait fait le même choix que son idole Michelle Wie, passée pro à 15 ans, elle aurait déjà dépassé le million de dollars de gains sur les parcours.
« L’argent je m’en moque. Je veux finir mon lycée et aller à l’Université » clame celle qui rêve de Stanford, l’université californienne qui a vu passé Michelle Wie et un certain Tiger Woods.
Le golf, juste un amusement ?
Tiger, justement a toujours été poussé dans sa quête par son père Earl. Idem pour Gerry, le père de Rory McIlroy. Les parents de Lydia n’ont eux jamais érigé le golf en priorité, et cela ne semble pas avoir changé malgré les succès de leur fille.
« J’ai deux personnes au-dessus de moi : Mon père et ma mère. Ce sont eux qui décident, qui m’aideront à prendre la bonne décision, de passer pro ou pas et quand ça devra se faire. Je n’ai que 16 ans et c’est dur de prendre des grandes décisions à cet âge (…) Quand je passerai pro, ça sera comme un travail, avec l’argent qui va avec, et tous les coups compteront ».
L’innocence des premières balles tapées à 5 ans avec sa tante en Australie est bien loin. A-t-elle vraiment envie de gagner sa vie grâce à ce talent inné qu’elle possède dans ses mains ? Si oui, est-ce que son talent résistera à la pression du professionnalisme ?
Lydia Ko, un cas passionnant qu’on va continuer à suivre sur Monsieur Golf. Si vous avez cette chance, vous pourrez peut-être assister à une page d’histoire début septembre du côté d’Evian.
Le premier majeur de l’histoire en dehors des pays anglo-saxons pourrait couronner une amateure, du jamais vu !
(Credits Photo : Getty)







