Memorial – 1er tour : Pas de bobos…ou presque

Par le 1 juin 2012
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Vous ne connaissez pas bien le parcours du Memorial ? Demandez à Phil Mickelson de vous guider. Lefty a en effet visité tous les recoins du parcours de Jack Nicklaus avant de rendre une carte de 79 (+7). L’Américain a même jugé en avoir trop vu puisqu’il a décidé de rentrer chez lui. Rory McIlroy (-1) aurait pu lui aussi fait partie de la charrette mais sa réaction d’orgueil sur son neuf du retour nous annonce du bon avant ce week-end. Une lutte pour la victoire à laquelle pourrait se mêler Rickie Fowler (-1), Luke Donald (-1) et surtout Tiger Woods (-2), quadruple vainqueur à Muirfield.

 

Ce matin outre-Atlantique, presque personne ne parle des leaders. Pourtant la perf’ de Scott Stallings (-6), Spencer Levin (-5) et Erik Compton (-5) est à saluer sur les greens « patinoires » de Muirfield. Mais c’est vrai que lorsque que le gentleman du PGA Tour se met en mode John Daly, ça fait causer. Phil Mickelon a en effet prétexté « une fatigue mentale » et « une nécessité de se préparer pour l’US Open » pour justifier son abandon après une carte désastreuse. A noter que d’un point de vue réglementaire, l’Américain ne risque aucune sanction. Selon l’article IV du règlement du PGA Tour, « la fatigue n’est pas une raison pouvant justifier d’un abandon ». Mais cette règle ne s’applique pas aux joueurs en cours de tournoi.

 

La drôle de journée de McIlroy

 

Avec un quadruple bogey sur son 3e trou de la journée (le par 3 du 12) et un aller en +3, McIlroy aurait lui aussi pu prendre la tangente. Un scénario qui aurait été en ligne avec ses deux dernières sorties (MC au Players et à Wentworth). Mais au contraire de Phil Mickelson, Rors s’est accroché et même mieux que ça. En réalisant deux birdies et un eagle sur le retour pour rendre une carte plus qu’honorable de 71 (-1). Le Nord-Irlandais est bien calé dans le Top 20, en compagnie de celui qui le devance désormais au classement mondial Luke Donald. Impressionnant vainqueur la semaine dernière à Wentworth, l’Anglais a encore une fois fait étalage de toute sa classe sur les greens, seul un double au 18 est venu troubler sa journée.

 

Tiger Woods, une bonne « mauvaise carte »

 

Même scénario pour Tiger Woods. Une carte de 70 (avec un double également sur le 18) pour un joueur qui s’est imposé quatre fois sur ce parcours n’est en soit pas quelques chose d’extraordinaire. C’est en effet la 35e carte sous le par du Tigre en 47 tours joués sur le parcours de Nicklaus. Neuf fairways touchés, douze greens touchés en régulation, vingt-huit putts, Woods n’a pas été « extraordinaire, mais n’a également rien fait de mal ». Un bon signe lorsqu’on sait que l’ancien n°1 mondial manquait de résilience ces derniers temps dans les mauvaises journées. Un premier tour qui aurait pu être tout autre sans cette virgule sur ce putt pour birdie au 1 et un autre birdie raté d’un cheveu sur le trou suivant.

 

Bubba Watson, de rouille et d’eau

 

La capacité à ne pas sombrer quand tout s’enclenche mal ne fait partie de la riche panoplie de Bubba Watson. Le vainqueur du Masters, qui a dû nous servir une dizaine de « je suis rouillé » durant sa partie, signe une carte de +3. Un break au mois de mai pour se consacrer à son petit dernier, et voilà Bubba qui nous a semblé complètement déréglé (44% de greens touchés alors qu’il est l’un des plus performants dans ce secteur).

Journée difficile mais pas rédhibitoire pour les deux derniers vainqueurs Steve Stricker et Justin Rose, qui rendent une carte de +1. Joli début également pour le puissant Nicolas Colsaerts. Le Belge, à qui le long parcours de Muirfield pourrait convenir, joue dans le par malgré un +4 entre les trous 8 et 12.

(Credits Photo : JayLaPrete – AP)

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