PGA Tour – Les plus beaux coups de l’année (n°3)

Par le 21 décembre 2011
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Le PGA Tour a sélectionné les 10 plus beaux coups de l’année sur le circuit Nord-Américain. Tous les jours de la semaine jusqu’au week-end de Noël, Monsieur Golf vous les raconte et revient sur l’année de son auteur.

Ahhh les longs putters ont beaucoup fait causer cette année et Keegan Bradley y est pour beaucoup. A l’instar d’Adam Scott ou de Webb Simpson, le jeune Américain de 25 ans s’est servi de ce fameux troisième point d’ancrage pour mener la flotte des meilleurs golfeurs du monde. Mirage ou pas ? Une chose est sûre, le diplômé de St. John a de l’estomac et un gros mental comme il l’a montré lors du dernier USPGA. Au départ de ce par 3, le jeune rookie n’est pas au mieux la faute à un triple bogey concédé sur le par 3 précédent du 15. Il réagit bien sur le 16 avec un birdie. Dufner de son côté montre des signes de fébrilité en enchaînant deux mauvais trous pour la première fois de la semaine. Bradley a absolument besoin d’un birdie sur le trou signature de l’Atlanta Atheltic Club. Ce par 3 de 190 mètres sur lequel Bradley n’a jamais fait mieux que le par. Un scénario qui semble voué à se répéter lorsque son tee shot vient s’”égarer” à 11 mètres du drapeau. Terrible pour Bradley qui ne converti qu’un peu plus de 3% de ses putts au-delà de 7 mètres (175e). Mais pour être à l’heure au rendez-vous de l´histoire, il faut savoir se sublimer. Keegan Bradley rentre ce putt et fera preuve du même cran pour aller chercher la victoire en playoff face à Jason Dufner.

L’avenir du golf US ?

En soulevant le Wannamaker Trophy, Bradley devient le troisième joueur de l’histoire après Ben Curtis (2003) et Francis Ouimet (1913) à remporter un Majeur à sa première participation. Un succés qui aurait peut-être trouver plus d’écho si son adversaire avait été un autre joueur que Jason Dufner. Sa victoire en playoff au Byron Nelson face à Ryan Palmer peut souffrir de la même critique. Mais sa victoire dans le PGA Grand Slam of Golf face aux trois autres vainqueurs de Majeurs prouve que le neveu de la grande Pat Bradley* n’a pas froid aux yeux. Ces fameux yeux bleus grand ouverts au moment de sa visualisation sont déjà sa marque de fabrique. Un style et un jeu qui lui ont valu d’être élu par ses pairs rookie de l’année sur le PGA Tour. Bien que perfectible dans de nombreux secteurs de son jeu, Bradley a très vite appris comment gagner. Un mal qui vaut aux Américains d’être derrière l’Europe depuis deux ans. En attendant que Woods redevienne peut-être ce qu’il a été, force est de constater que Bradley est en avance sur les temps de passage de joueurs comme Nick Watney ou Dustin Johnson, joueurs présentés comme les plus dignes successeurs de Tiger aux US. Les moins enthousiastes lui prédisent un destin à la Todd Hamilton, dernier joueur à avoir remporté deux titres lors de sa première année sur le PGA Tour (2004) dont un Majeur face à Ernie Els au British Open à Troon, c’était également en playoff. L’année 2012 devrait nous apporter un début de réponse sur la trajectoire de Keegan Bradley.

Keegan Bradley en 2011 :

2 victoires sur le PGA Tour, 4 Top 10, 20e de la FedEx Cup
2 victoires non officielles : PGA Grand Slam of Golf, Franklin Templeout Shootout
Principale force : Le Driving. 300 yards (275m) de moyenne au drive (20e) et en tenant compte de la précision (61,5%)   Bradley est le 12e meilleur du PGA Tour
30e à la moyenne de score (70,26)
En difficulté sur les longs putts : 43% entre 1m50 et 4m50m (152e) et 3,5% à plus de 7m (175e)

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* Pat Bradley a remporté 31 victoires sur le LPGA Tour dont 6 Majeurs

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