Rory quitte (encore) son agent

Par le 18 mai 2013
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Le point commun entre François Hollande et Rory McIlroy ? Les cheveux ? Pas vraiment. La volonté de changement depuis un an ? Peut-être.

En octobre 2011, Rory McIlroy, alors tout frais vainqueur de l’US Open, avait décidé de quitter l’agent star Chubby Chandler et l’agence International Sport Management (ISM) qu’il avait rejoint en 2007 alors qu’il n’avait que 18 ans.

A l’époque l’une des raisons invoquée était le management de sa marque et l’effectif pléthorique de l’écurie Chubby, d’où le choix de rejoindre une structure plus « maison », l’agence Nord-Irlandaise Horizon, 12 salariés seulement. Cette dernière s’occupe notamment des intérêts de joueurs comme Ross Fisher ou Graeme McDowell.

Or, selon l’Irish Independent, il semblerait que la rupture entre Horizon et McIlroy serait consommée. Rory ayant des velléités d’organiser autour de lui une structure familiale pour s’occuper de ses intérêts.

Le plus bankable derrière Neymar et Messi

La perte est en tout cas certaine pour l’entreprise dirigée par Conor Ridge. En effet, sous l’ère Horizon, McIlroy a obtenu la signature d’un deal astronomique avec Nike qui s’élèverait à 250 millions d’euros sur 10 ans. Récemment, les marques Omega et Bose sont venus s’ajouter aux partenaires du joueur de 24 ans.

Une kyrielle de sponsors qui valent au gamin d’Holywood de figurer au 3e rang des golfeurs les plus rémunérés. De juin 2012 à avril 2013, McIlroy a amassé 33,3m€ contre 40,8m€ pour Tiger Woods et 39,5m€ pour Phil Mickelson (Sports Illustrated).

Selon SportsPro Magazine, le double vainqueur de Majeur serait même le sportif le plus « bankable » du monde derrière les footballeurs sud-américains Neymar et Lionel Messi.

Simple tête de mule ou manœuvre réfléchie ?

Les raisons de cette rupture, on ne les connaîtra sans doute jamais. Sans prendre de risque, l’envie de tout contrôler apparaît comme l’explication première de cette réorganisation.

L’an dernier, Conor Ridge avait en effet déclaré au New York Times « Rory, c’est lui le boss ». Une volonté de tout contrôler peut-être trop précoce pour le champion Nord-Irlandais. Changer en intégralité tout son sac avait déjà été commenté par certains observateurs comme une erreur. Sur ce dossier les éléments nous manquent pour avoir un avis aussi tranché. Une chose est sûre, Rory n’a rien gagné en 2013 et n’a surtout jamais été en position de le faire.

Le vrai couac reste sans conteste son abandon au Honda Classic et la fameuse excuse de la dent de sagesse avancée à la hâte. Le tout en affirmant « n’être pas frais mentalement ». Une stratégie de communication confuse peut-être à l’origine de quelques frictions entre Rory et Horizon. Ses conseillers en communication avaient alors été désigné coupable. Et si diriger le jeune McIlroy n’était tout simplement pas possible ?

Autre scénario, Rory a toujours rêvé d’une structure familiale autour de lui mais attendait d’avoir signé plusieurs deals pour prendre la tangente et voler de ses propres ailes. Machiavélique mais plausible.

En attendant, s’il y en a un qui s’envole, c’est Tiger Woods. Puisse Rory être épanoui pour nous offrir cette fameuse dernière partie, AM€N.

A propos de Hervé MARQUES

Prétendant éconduit de Natalie Gulbis, Hervé passe sa colère en envoyant des slices sur les golfs de la région parisienne. Lorsqu’il est hors d’état de nuire, vous pouvez le retrouver sous sa casquette de journaliste sur Canal+, Golf Channel…et Monsieur golf bien sûr !

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