Transitions Championship : Donald retrouve son trône

Par le 19 mars 2012
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Certains l’avaient peut-être enterré un peu vite, mais il faudra bien compter avec Luke Donald encore cette année. En remportant le Transitions Championship au terme d’un playoff à 4, le Britannique retrouve la place de n°1 mondial que lui avait chipée Rory McIlroy il y a deux semaines.

 

Dans cette journée à rebondissements c’est tout d’abord Scott Piercy qui charge le premier. Une carte de 62 avec en prime un trou en un sur le redoutable par 3 du 16. L’Américain rentre au club house bien loti dans le Top 5 avec une carte de -12.

Un score qui va être la ligne à dépasser tout au long de la journée pour espérer triompher sur le parcours de Copperhead. Ernie Els et Jim Furyk vont longtemps être les mieux placés à -14. Le Sud-Africain, qui a absolument besoin d’une victoire ici pour participer à son 18e Masters de suite, a même un putt pour porter son avance à deux coups sur le 16, il le rate et ne s’en remettra pas. Finish bogey-bogey pour Big Easy dont un putt de 80 cm raté sur le 18 pour le par. Furyk de son côté assure trois pars dans le Snake Pit et rend une carte de -13 pour la semaine.

 

Donald maître sous la pression

 

Furyk, sans victoire depuis 18 mois se dit alors que le plus dur commence, puisque face à lui se dressent trois joueurs avec la même marque : Sang-Moon Bae, Robert Garrigus et surtout Luke Donald, impeccable ce dimanche avec une carte de -5.

Le juge de paix est encore une fois le par 4 du 18. Léger dog-leg gauche avec surtout un deuxième coup à jouer en aveugle. Tous les joueurs trouvent le fairway sauf Luke Donald légèrement égaré dans le rough de droite. Le mieux placé est clairement Robert Garrigus, auteur d’un drive de 313 yards. Une puissance, alliée de circonstance dans une journée jouée à 7 sous le par pour l’ancien plus gros frappeur du PGA Tour.

Donald est le premier à jouer et nous sort encore un coup dont il a le secret. Dans le rough à plus de 130 mètres du drapeau, le meilleur joueur 2011 joue un coup de fer 7 qui pitche un petit mètre après le bunker, sa balle s’immobilise à 1m50 du trou.
Qu’on ne s’y méprenne pas, ce joueur sous ses allures de bon père de famille est sans doute le plus grand « tueur » de la planète golf en ce moment. C’est lui qui avait aligné six birdies de suite lors du dernier Children Miracle Classic pour remporter la FedEx Cup au nez et à la barbe de Webb Simpson.

Depuis le fairway, Furyk et Bae sont incapables de faire mieux et voient leur attaque de green finir loin du drapeau. Seul Robert Garrigus, parvient à coller sa balle à deux mètres du mât. Malheureusement pour lui, comme au Tounoi des Champions l’année dernière, son putter craque sous la pression du playoff et « offre » sa cinquième victoire sur le PGA Tour à Donald.

« Je me sentais bien cette semaine, la place de n°1 mondial n’était pas ma priorité, ce que je voulais avant tout c’était gagné ce tournoi. C’est ma principale satisfaction, ce trophée me donne encore plus de confiance pour atteindre mon objectif qui est de gagner un Majeur. Je vais me reposer pendant deux semaines et je serai de retour à Augusta ». Il y a deux semaines, Woods était le favori pour la veste verte, nul doute qu’après cette semaine, la côte de l’Anglais va remonter en flèche.

(Credits Photo : AP)

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