Zurich Classic : Dufner enfin !

Par le 30 avril 2012
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Ses waggles interminables et son dynamisme de loutre ont du mal à susciter l’enthousiasme. Il n’empêche que ce Jason Dufner est un sacré joueur de golf, et ce n’est que juste récompense de le voir enfin remporter ce Zurich Classic,  son premier trophée sur le PGA Tour après 164 tentatives infructueuses.

A 35 ans, l’Américain était sûrement beaucoup plus nerveux à l’idée de pousser ce dernier putt de soixante centimètres que de se marier la semaine prochaine : « Je me suis dit : Celui-là ne le rate pas c’est pour la gagne ». Il est vrai que le patibulaire Américain n’est pas du genre à savoir conclure. Six fois dans sa carrière (trois fois lors de ses quinze derniers départs), Jason Dufner s’est retrouvé en tête d’un tournoi après deux tours. Sa défaillance la plus fameuse date bien sûr du dernier PGA Championship, où il menait de quatre coups face à Keegan Bradley avant de concéder trois bogeys de suite aux 15, 16 et 17 et de perdre finalement en playoff.

 

Els : « Il a encore beaucoup de victoires devant lui »

 

Signe que le vent a tourné, c’est en playoff que le natif de Cleveland a défloré son palmarès : « Je ne sais pas si ça se voyait mais j’étais très nerveux. Je n’ai pas été très heureux dans cet exercice l’année dernière (ndlr : deux playoffs perdus en autant de tentatives), et dans ces cas-là beaucoup de choses vous passent par la tête…encore un playoff, est-ce que je vais y arriver ? ».

Une victoire acquise après deux trous de « mort subite » face à un Ernie Els qui n’en finit plus de titiller sa 19e victoire sur le PGA Tour : « J’ai bien joué durant toute la semaine mais j’ai moins bien tapé la balle sur mon 9 de retour. Je ne me suis pas assez souvent mis en position de birdie et tous les bons putts que j’ai rentrés étaient pour le par ». Bien que défait, Big Easy a gardé le sens de l’autodérision à propos de son putt d’1m80 pour la gagne raté sur le premier trou de playoff : « C’était un meilleur putt qu’à Tampa (ndlr : 60cm raté pour intégrer un playoff à cinq alors qu’il était en course pour se qualifier pour le Masters) ».

Els, sans victoire sur le PGA Tour depuis son succès à Bay Hill en 2010 n’a pas manqué de saluer la performance de son adversaire du jour : « Il me rappelle un peu moi dans mes plus jeunes années. Je ne sais pas combien de temps il arrivera à garder cette régularité dans son swing, mais c’est très fort ce qu’il fait. Il a une très belle mécanique et je pense qu’il va gagner encore quelques trophées dans sa carrière ».

 

Donald, 6e et « nouveau » n° 1

 

Une chose est sûre, avec une victoire et trois Top 10 lors de ses quatre dernières sorties sur le TPC Louisiana, Jason Dufner sera l’un des favoris de la prochaine édition du Zurich Classic. Un costume de favori que le tenant du titre  Bubba Watson n’a pas complètement honoré cette semaine. Auteur d’un joli sursaut lors du moving day (65), le vainqueur du dernier Masters doit se contenter d’une modeste 18e place.

Luke Donald, autre homme très attendu cette semaine, n’a encore une fois pas déçu. Lors d’une dernière journée propice aux très belles cartes, Donald signe un 67 qui lui permet de terminer la semaine à -17 et de retrouver par la même occasion la place de n°1 mondial.

(Credits Photo : Stan Badz – PGA Tour)

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