Ben Hogan

Par le 28 février 2010
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Pour la seule année 1948, Hogan a remporté dix tournois, y compris le U.S. Open à Riviera Country Club, un parcours appelé par la suite le « sentier de Hogan » en raison de son succès. Le Colonial Country Club à Forth Worth, un parcours de championnat moderne, porte le même surnom et pourrait le mériter plus. Le « sentier de Hogan » désigne également le complexe d’entraînement du FBI et, dans ce cas, l’appellation remonte à la fin du XIXe siècle en raison d’une bande dessinée. Ce n’est que plus tard que le nom fut attribué à des parcours sur lesquels Hogan excellait. Le sixième trou à Carnoustie, un par cinq au départ duquel Hogan choisit une ligne de jeu réputée pour sa difficulté à chacun des tours du British Open de 1953 a également été récemment surnommé le sentier de Hogan.

Avant son accident de 1949, Hogan n’était jamais réellement arrivé à conquérir le cœur des foules bien qu’il soit un des meilleurs golfeurs de son temps. Peut-être était-ce imputable à sa personnalité froide et réservée. Mais lorsqu’il ébranla et étonna monde du golf en participant à un tournoi seulement onze mois après son accident et qu’il pris une surprenante deuxième place au Los Angeles Open de 1950 après avoir perdu en play-off face à Sam Snead, il fut acclamé par des supporters en extase. « Ses jambes n’étaient simplement pas assez fortes pour porter encore son cœur », écrivit le fameux journaliste sportif Grantland Rice au sujet de sa courte défaite. Il devait prouver à ses critiques ainsi qu’à lui-même qu’il pouvait toujours vaincre en complétant cinq mois plus tard son retour en remportant son second U.S. Open au terme d’un play-off joué en dix-huit trous face à Lloyd Mangrum et George Fazio au Merion Golf Club. Hogan continua pour réaliser ce qui reste peut-être un des plus grands exploits sportifs, à savoir remporter sur une seule jambe valide douze nouveaux titres, dont six majeurs avant de prendre sa retraite. Ben Hogan eu même droit à une ticker-tape parade à New York à son retour de Carnoustie en 1953, la seule fois où il joua (et gagna), le British Open.

Il fut membre de deux équipes américaines de la Ryder Cup, en 1947 et 1951, et fut capitaine de l’équipe trois fois, en 1947, 1949 ainsi qu’en 1967 où il fit entendre qu’il avait amené les « douze meilleurs golfeurs du monde » à jouer en compétition. La même expression devait être utilisée par le Capitaine américain Raymond Floyd à l’occasion de la Ryder Cup 1989, encore que cette fois l’équipe américaine fut vaincue par l’équipe européenne sur le parcours du Belfry.

Hogan remporta le Trophée Vardon qui récompense le meilleur score moyen sur une saison trois fois: 1940, 1941 et 1948. En 1959, il remporta la Hickok Belt qui récompense le meilleur athlète professionnel de l’année aux États-Unis.

Par la suite, il devait fonder une manufacture de cannes de golf (aujourd’hui sous le contrôle de Callaway Golf Company) et ses clubs, du moins ceux qui portent son nom, son toujours utilisés de nos jours. Contrairement aux grands joueurs des années 1960 et 70, Ben Hogan ne joua jamais dans le Senior Golf Tour, circuit qui ne fut créé qu’au moment il avait largement dépassé l’âge de soixante ans.

Il fut intronisé dans le World Golf Hall of Fame en 1974. En 1974, on lui attribua le Bob Jones Award, la plus haute distinction accordée par la United States Golf Association en reconnaissance de sa sportivité exemplaire. Il devait décéder à Fort Worth, dans l’État du Texas.

A propos de Olivier DOAN

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