Dubaï World Championship – 4e tour : Deux beaux vainqueurs

Par le 11 décembre 2011
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Les enjeux étaient multiples ce dimanche. Pour Alvaro Quiros, en tête au soir du 3e tour avec 2 coups d’avance sur Paul Lawrie, il s’agissait de rendre une nouvelle belle carte, avec un doublé dubaïote en ligne de mire. Pour son poursuivant direct, de mettre suffisamment de pression sur l’Espagnol afin de le faire douter et déjouer, comme cela a récemment été le cas à l’UBS Hong-Kong Open. Pour Luke Donald enfin, d’assurer tranquillement une carte suffisante pour rester dans le top10, ou en tout cas proche de Rory McIlroy (qui devait absolument gagner).

Rory vaincu par un moustique ?

C’aurait pu être le cerise sur le gâteau de ce dernier tournoi de l’année, un mano à mano entre les deux leaders de la Race to Dubaï. Rory a parfaitement commencé son tournoi, obligeant Luke a mettre les bouchées doubles pour rester dans son sillage. Mais l’Irlandais s’avouera finalement vaincu, en partie à cause d’une condition physique défaillante, suite à un virus contracté lors de son périple asiatique (probablement la dengue)… mais surtout par la faute d’un Donald encore une fois étincelant, qui s’adjuge la money-list européenne après avoir ravi celle des américains sur leurs terres.

Quiros bombarde

Sur ce parcours taillé pour les longs frappeurs (7017m), Quiros a fait la démonstration que « sans maitrise, la puissance n’est rien » ! Comme pour montrer que rien ne l’impressionnerait ce dimanche, il commence sa journée par 3 birdies, alors que Lawrie n’en faisait qu’un. Mais un bogey de l’espagnol au 4, contre un birdie écossais, remettait les deux hommes au point de départ. Au 6, Quiros perd encore un coup. Puis au 8, et au 9. L’écossais prenait la tête après un super aller en 31 vierge de bogeys. Est-ce que la malédiction allait se reproduire ?

Lawrie n’achève pas l’animal

L’écossais est malheureusement habitué à ce scénario, et aux départs canons. Les retours sont toujours plus compliqués pour lui, les mains tremblent un peu plus, probable séquelle de 9 ans de famine sur le Tour, entre 2002 et 2011 (il gagne l’Open d’Andalousie en début de saison). Lui qui avait douché les espoirs de Jean Van de Velde en 1999 à l’Open Britannique, et donc vainqueur de Majeur, tenait là sa chance de revenir au plus haut niveau mondial. Mais les mains tremblent, donc… tandis que celles de Quiros continuent d’envoyer des bois3 à plus de 240m. Les deux hommes reviennent à égalité au 12, puis Quiros reprend l’avantage au 14, et attaque le 18 avec un coup d’avance.

Un final en apothéose

La menace Donald est écartée (-6 pour la journée, seul 3e avec 3 birdies sur les 3 derniers trous), il reste à finir le travail sur ce par5. Une mise en jeu assurée, un coup d’hybride titanesque, et l’espagnol touche ce green en 2, un coup de mieux que Lawrie qui a trouvé le rough sur sa mise en jeu. Putt pour eagle d’une quinzaine de mètres contre putt pour birdie à 3m, Quiros doit éviter le 3-putts et Lawrie rentrer le birdie… mais le suspense sera de courte durée, car l’on assiste à l’un des putts de l’année, qui conclut de la plus belle des manières, avec un eagle (-19), cette saison 2012. Lawrie rentre le birdie (-17) pour finir seul deuxième (128 000€ d’écart de gains) devant Donald.

Du coté des français

Malheureusement, pas d’étincelles : Gregory Bourdy termine 1er français à la 29e place (-3), suivi par Thomas « MonsieurGolf » Levet en 42e position (par), Grégory Havret 48e (+4) et Raphaël Jacquelin (+4). Greg Havret accroche toutefois la 27e place du ranking, ce qui lui ouvre les portes -entre autres- du British Open 2012.

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