Retour de Saint Andrews ! (1ère partie)

Par le 5 octobre 2011
email
Print Friendly and PDF

Après deux jours complets passés à la Mecque du golf, grâce à un événement organisé par Scholtès, on en revient forcément changé !

En effet, pour les incultes, la Mecque du golf, c’est ça : Saint Andrews

Et quoi de plus beau que d’aller en Ecosse et d’avoir un temps écossais ?

Et oui, quand à Paris et Londres, il fait grand soleil et une petite trentaine de degrés, bref un dimanche parfait pour jouer au golf, à St Andrews la pluie fine est présente pour vous rappeler que pour profiter pleinement d’une telle expérience, il faut que toutes les conditions « typiques » soient réunies.

C’est donc armé de deux vestes de pluie l’une sur l’autre (on est jamais trop prudent !) et d’un parapluie que je commence par traverser d’un air de défi le double fairway du 1 et du 18.

Direction le practice !

Ah non, on s’arrête regarder Lee Westwood au putting green à côté du départ du 1, et on repart !

Ça tombe bien, l’heure est à l’échauffement des dernières parties, les hommes en forme !

Entre autres : Mc Ilroy, Mc Dowell, Dustin Johnson, Ernie Els, Martin Kaymer, Luuuuuuke Donald…etc.

Et de voir quelques choses insolites : Mc Dowell au putting rater un nombre incalculable de putts à une longueur de wedge… Moins de 50% de réussite sur un green plat. J’ai pu voir par la suite que sa solidité à cette distance a été également éprouvée.

Mais mon côté patriotique a repris le dessus ! Après avoir laissé Padraig Harrington claquer un joli drive sur le 2, et Lee Westwood nous faire un joli chip écossais sur le 3 (cf ci dessous) je suis parti à la recherche des français rescapés du cut. Dont 3 d’entre eux en bonne place à -8 avant le début de ce dernier tour (même s’ils étaient déjà à 10 coups du leader).

Ah oui, j’avais promis Mr Westwood

Après avoir fait le tour de plusieurs parties, je vois arriver surement le seul joueur du champ (de joueurs, pas le champ que l’on cultive…) en polo manche courte vert bien fluo, bonnet vissé sur la tête : Victor Dubuisson ! Une sorte de Rickie Fowler au pays des esquimaux ! Mais surement un moyen de représenter Cannes ou il devait faire 20° à la même heure !

Un drive lâché à droite, un recovery le mettant en position de birdie, deux putts pour un bon par. Puis le drive suivant placé sur la gauche du fairway.
Victor finira par un 69 pour cette dernière journée, -11 total et 27ème place. La carte est assurée pour l’an prochain, l’essentiel est là !

Puis j’aperçois dans la partie suivante Greg Havret ! Deux trous à ses côtés, deux bons pars. Il finira la journée en -1, 39ème position au final (-9).

Plus tard, je verrais Romain Wattel se précipiter vers Victor Dubuisson pour lui raconter sa folle journée : +8 après 5 trous (et donc dans le par total), Romain s’est offert le luxe de rendre un 72 total pour ce dimanche, synonyme de -8 sur les 13 derniers (un bogey, 7 birdies et un eagle). Good up and down boy !

Retour vers le 18 pour aller déjeuner. Mais en retournant vers le dernier trou de ce parcours mythique, je vois un groupe de personnes attroupées autour d’un tee. Je m’approche : ah oui, c’est vrai que Dustin Johnson est venu se recueillir à Saint Andrews lui aussi ! Et ça donne ça : une bombe !

Ce joueur est vraiment celui qui m’a le plus impressionné ce dimanche. Son driving lui permettrait d’être embauché à la NASA. Il lui suffirait de taper un drive pendant l’entretien d’embauche, puis de signer son contrat dans la foulée ! Il a une trajectoire assez basse par rapport à ses distances, mais on a l’impression que sa balle ne va pas s’arrêter de monter. Malgré le vent, elle est restée sur sa trajectoire ascendante (et droite !) pendant plusieurs secondes qui m’ont paru une éternité ! Puis elle a daigné commencer sa descente vers le fairway.

C’est bien beau de mettre des grandes grandes perles au milieu du fairway (© Mike Lorenzo Vera) mais j’ai faim ! Et il est dur de refuser un déjeuner offert par le sponsor Scholtès dans un excellent restaurant dont la salle privatisée donne sur le green du 18 !

Un endroit idéal pour se ressourcer ! Car la pluie est restée bien présente une grande partie de la matinée ! Heureusement pour moi, elle a eu le bon goût de nous laisser tranquille jusqu’à la fin de la journée ! Pour même laisser un bout de ciel bleu venir s’installer !

Les joies de l’Ecosse je vous disais…

Puis retour sur le parcours le plus rapidement possible, pour aller voir Mc Ilroy qui s’était enflammé pendant mon absence !! Après avoir commencé la journée à -13, il joue -7 en 11 trous pour prendre la tête du tournoi, alors que Hoey avait du mal à se détacher.

Mais je suis arrivé trop tard, car Rory n’a pas réussi à faire de birdies du 12 au 18, malgré ce coup de wedge à suspense sur le dernier trou (la balle atterrit derrière le drapeau, spinne comme prévu… plus que prévu en fait, et descend lentement tout en bas du green, à la grande déception de la foule) .

Il ne restait plus qu’à Hoey d’aller chercher la victoire ! Et quand on fait 3 birdies sur les 4 derniers trous, c’est qu’on a vraiment envie de gagner, forcément…

Bref, un leaderbord aux couleurs locales car sur les 4 premiers, on retrouve un écossais et 3 nord-irlandais !

A croire qu’il faut être né dans ces conditions pour pouvoir s’imposer, n’est-ce pas Darren Clarke ?

Et le tableau se doit d’être complété par un peu de vent, l’immeuble du R&A, mais surtout le son des cornemuses !

Et des souvenirs inoubliables…

A propos de Olivier DOAN

4 Commentaires

  1. Jérôme

    5 octobre 2011 at 14 h 22 min

    ça c’est du compte rendu !!!!

    ton plus gros souvenir, celui qui sera encore là dans 20 ans c’est lequel amigo ?

  2. Pierre R.

    5 octobre 2011 at 14 h 38 min

    En arrivant par le restaurant, la toute première fois ou j’ai vu le double fariway 1-18, ac le bâtiment du R&A d’un côté, et le pont sur le Swilken Burn de l’autre côté…
    Une seule envie à se moment là, descendre dans l’arène et en prendre plein les yeux !!

  3. Alessandra

    7 octobre 2011 at 15 h 09 min

    Pierre, tu es un grand écrivain, tu racontes ta vacance en Escosse et je la lis comme si j’étais là…
    J’ai bien aimé la clinic de lundi matin avec Matteo Manassero, surtout quand il nous a montre les plusieurs moyens de tirer le fer 9… maintenant mon golf semble amélioré!
    mes compliments pour ton 82!

  4. Bernard Du Kery

    9 octobre 2011 at 13 h 26 min

    Merci Monsieur Rolland pour m’offrir la chance de me remémorer de vieux souvenirs.
    J’étais là bas quand John Daly à remporté l’Open de 1995, face à un Rocca très en forme, notamment avec son putt de 60 pieds. Mais le Road Hole Bunker ne fait pas de cadeau et Rocca l’a appris à ses dépends…

vos réactions nous intéressent, laissez-nous un commentaire :

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.