Ryder Cup : Les boulets de Tom Watson

Par le 29 août 2014
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-c- getty Tom Watson

Quelques jours avant l’annonce définitive de son équipe, Tom Watson a de quoi avoir mal à la tête. Paradoxalement, c’est davantage les joueurs qui sont déjà dans l’équipe qui posent question.

Cinq fois vainqueur de la Claret Jug, les links ne sont plus une inconnue pour Tom Watson.

On ne peut en dire autant de son équipe un mois avant le début de la compétition (26-28 sept à Gleneagles, Ecosse).

Alors bien sûr il y a les éternels débats qui entourent les fameux captain’s pick. Ces dernières « invitations », au nombre de trois, seront annoncées par les deux capitaines mardi 2 septembre (Paul McGinley s’exécutera quelques heures avant Tom Watson).

Les joueurs impopulaires : Patrick Reed et Bubba Watson

Côté US, la balance penche très clairement en faveur d’un trio composé de Keegan Bradley, Hunter Mahan et Brandt Snedeker.

Ce dernier ayant eu l’habileté de déclarer à maintes reprises pouvoir jouer avec n’importe qui. Un détail qui a son importance.

En effet, dans son équipe Tom Watson possède deux joueurs difficiles à caser dans un collectif : Patrick Reed et Bubba Watson.

En plus d’avoir un record négatif en Ryder Cup (3 victoires et 5 défaites), Bubba et ses sautes d’humeur sont loin de faire l’unanimité.

Idem pour l’égo de Patrick Reed. Le jeune rookie qui s’était signalé de manière négative en s’autoproclamant « dans le Top 5 des meilleurs joueurs du monde » à l’issu de sa victoire au Doral. Depuis sa côte n’est guère remontée.

Les joueurs en méforme : Zach Johnson et Phil Mickelson

Le baromètre n’est également pas au plus haut en ce qui concerne Zach Johnson. S’il a démarré la saison 2014 comme il avait terminé la précédente, son été est très décevant.

Joueur d’habitude très régulier à haut niveau, Johnson n’a plus connu le Top 10 depuis fin mars excepté une 2e place au John Deere Classic, son tournoi maison.

Pour Phil Mickelson c’est encore plus complexe. Sans doute anéanti  par ses échecs à l’US Open et au PGA Championship, le Californien semble être à cours de kérosène, comme son jet privé.

En effet, sa mauvaise position à la FedEx Cup l’obligera sans doute à disputer les quatre tournois des playoffs à la suite…donc à faire des allers-retours incessants entre la Californie et les différents lieux de ces tournois.

La bonne nouvelle pour lui serait presque de se faire éliminer cette semaine après le Deutsche Bank Championship. Pas forcément rassurant pour le capitaine.

L’absence de cadres : Tiger Woods et Steve Stricker

Dernière contrariété, elle concerne les cadres. Si les clubs de Jim Furyk semblent nourris à la DHEA, c’est loin d’être le cas pour Steve Stricker et Tiger Woods.

Si le premier a décidé de glisser lentement vers la retraite, l’ancien n°1 lui y a été contraint par son dos. Même si leurs records sont loin des Ballesteros-Olazabal, leur présence était tout de même un facteur d’intimidation intéressant.

Toutes ces contrariétés ajoutées à la forme des européens font clairement pencher la balance en faveur d’une 6e victoire européenne sur les 7 dernières éditions.

Après il y a les miracles….

 

A propos de Hervé MARQUES

Prétendant éconduit de Natalie Gulbis, Hervé passe sa colère en envoyant des slices sur les golfs de la région parisienne. Lorsqu’il est hors d’état de nuire, vous pouvez le retrouver sous sa casquette de journaliste sur Canal+, Golf Channel…et Monsieur golf bien sûr !

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