Les belly putters n’ont plus que trois ans à vivre…

Par le 28 novembre 2012
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Dans trois ans, le troisième point d’ancrage c’est fini !

C’est du moins la proposition qui a été formulée ce mercredi par l’USGA et le Royal & Ancient. Si cette proposition d’interdire le troisième point d’ancrage est validée, elle ferait son apparition au Rules of Golf le 1er janvier 2016.

Cette annonce des instances gouvernantes du golf mondial ne signerait pas obligatoirement la mort des belly et long-putters, mais en restreignerait considérablement l’usage.

« De plus en plus de joueurs l’utilisent, et les entraîneurs affirment estiment qu’il s’agit d’un avantage car vous n’avez pas à contrôler le stroke de A à Z » a déclaré Mike Davis le patron de l’USGA. « Le golf existe depuis 600 ans et nous pensons qu’il ne s’agit pas de la meilleure voie pour notre sport ».

La pression précédant cette annonce s’est faite de plus en plus forte après que trois des cinq derniers vainqueurs de Majeurs l’aient été avec des belly-putters.

Keegan Bradley, premier joueur à s’imposer en Majeur avec cet appendice, a lutté jusqu’au bout contre cette interdiction. Webb Simpson, couronné quelques mois plus tard à l’US Open a déclaré s’entraîner depuis peu avec un putter traditionnel « pour ne pas être pris de cours ». Quant à Ernie Els, victorieux du dernier Open Britannique, il avait confié « qu’il tricherait comme les autres jusqu’à ce que ce soit interdit ».

 

Woods veut donner l’exemple aux plus jeunes

 

Si cette décision venait à être entérinée, il n’y aurait donc pas de point de troisième point d’ancrage pour le retour du golf aux JO de Rio en 2016. Un retour aux sources qu’a encore défendu Tiger Woods  en conférence de presse ce mardi :

« Je pense que l’art de putter revient à swinguer en contrôlant ses nerfs. Comme je l’ai toujours dit, avoir ce point d’ancrage est contraire à la tradition de notre sport. Nous swinguons avec les treize autres clubs du sac, pour le putter ça devrait être la même chose ».

Pour rappel, parmi les adeptes du 3e point d’ancrage,  seuls Keegan Bradley et Carl Petterson faisaient partie du Top 30 au putting sur le PGA Tour cette année. Mais plus que de performance, c’est l’exemple auprès des jeunes qui préoccupent  les instances.

Une préoccupation qui trouve un écho favorable auprès du Tigre : « L’une de mes préoccupations est de voir que les jeunes qui démarrent le golf le font avec ce point d’ancrage. Certains joueurs ont connu de grands succès avec ce système et le danger, c’est qu’ils soient copiés. Cela serait bien pour tout le monde que ce problème soit réglé ». Il est donc en voie de l’être.

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