Chevron World Challenge : Woods retrouve la victoire

Par le 5 décembre 2011
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Tiger is B-A-C-K. Deux ans qu’on attendait de voir Tiger Woods soulever un trophée, c’est chose faite à l’occasion de son 5ème succès en dix participations au Chevron World Challenge. Depuis son succès en novembre 2009 au Masters d’Australie, l’ex n°1 mondial restait sur vingt-six départs sans victoires. Mais au final, c’est comme si rien n’avait changé.

Si quelque unes de ses 71 victoires sur le PGA Tour ont été écrasantes, celle-ci est plutôt à ranger dans la case « au bout du suspense ». Bien qu’elle ne soit pas officiellement comptabilisée par le PGA Tour, ce succès a mis longtemps à se dessiner, la faute à un Zach Johnson accrocheur et ultra régulier wedges en main. Entre 90 et 115 mètres, il est le 2ème meilleur sur le PGA Tour et Woods a pu constater que malgré ses trois bogeys sur l’aller, le vainqueur du Masters 2007  n’avait pas du tout le profil du faire valoir.

Johnson n’est pas G-MAC

Après les neuf premiers trous, Woods comble le retard d’un coup qu’il a sur son compatriote. Puis s’en suit un chassé croisé qui voit Woods prendre seul la tête grâce à deux birdies de suite au 10 et 11 avant que Zach Johnson ne revienne à hauteur du Tigre grâce à un birdie au 13.
Les deux hommes attaquent ensuite les quatre derniers trous du finish. Un enchaînement de difficulté que le Tigre a joué en +4 sur l’ensemble de la semaine alors que Johnson l’a joué en +1. Les consultants de la TV Britannique sur place ne donnent que très peu de chances à Woods de renverser la tendance. Les images de Woods trophée en mains sont jaunies par le temps alors que celle de l’eagle de Johnson la veille sur le 18 sont encore fraîches. Un scénario de la défaite pour Woods qui se précise quand le natif de l’Iowa réalise un birdie pour prendre la tête, un coup de retard et deux trous à jouer. C’est alors que l’immense public vêtu pour moitié de polos rouges va voir la différence entre un joueur comme Tiger Woods et Zach Johnson, la différence entre un homme fabriqué pour gagner et un autre qui ne pensait pas devenir golfeur pro avant sa 2ème année de fac. Un premier birdie sur un putt de 5 mètres au 17 pour revenir à égalité. Enfin, sur le 18, Woods réalisait la même approche chirurgicale que l’an dernier. Johnson lui est 3 mètres plus loin sur le green du 18, là même où G-Mac avait rentré deux putts incroyables pour pousser Woods en playoffs et pour lui offrir un costume de Poulidor qui va si mal à l’Américain. Johnson n’a pas l’estomac pour prendre sa chance, sa balle manque de vitesse et quitte la ligne, son par est insipide. Le putt pour birdie de Woods est tranchant, la balle qui file en plein milieu du trou libère le Tigre qui extériorise sa joie avant de la ravaler dans la seconde comme pour s’excuser de l’attente qu’il a provoqué. Sa joie est réelle, son embrassade avec Joe LaCava l’est également.

Plus que quelques points au ranking mondial, ce succès dessine les contours d’une année 2012 qui s’annonce comme une des plus excitantes dans l’histoire du golf moderne. Woods n’est plus seul au monde à l’image d’une journée de dimanche qui a également vu Mc Ilroy et Westwood s’imposer. Luke Donald, Martin Kaymer et Sergio Garcia ont également un palmarès à construire et ils n’entendent pas rester dans l’ombre du Tigre une année de plus.

CLASSEMENT FINAL

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